
Le pouvoir d'achat d'abord |
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La récession s’aggrave de semaine en semaine. Recul de l’interim, non-renouvellement des CDD, chômage partiel, montée brutale du chômage prouvent si besoin en est que les salariés sont les premières victimes de la crise.
Annoncer des aides à l’investissement, l’accélération de grands travaux d’infrastructures, la construction de logements sociaux comme l’a fait le gouvernement va dans le bon sens parce que ces mesures contribuent à la création d’emplois.
Elles seront cependant insuffisantes et, surtout, elles ne commenceront à produire leurs effets que d’ici deux à trois ans. La détresse et la précarité vécues par des millions de salariés en France appellent des réponses plus immédiates.
Pour Force Ouvrière, celles-ci doivent passer par une relance de la consommation. Et, pour cela, le moyen le plus direct et le plus efficace est la revalorisation des salaires, des retraites, des allocations de chômage et des autres prestations sociales.
Force Ouvrière demande que : - l’Etat donne l’exemple en tant que premier employeur en augmentant dans la fonction publique des rémunérations qui depuis plusieurs années progressent plus lentement que l’inflation ; - les allègements de cotisations sociales patronales soient conditionnées à la conclusion d’accords salariaux ; - le gouvernement se donne les moyens d’agir en suspendant ou en abrogeant la loi dite TEPA (" le paquet fiscal " de l’été 2007) qui plafonne l’impôt des plus riches et qui dispense les entreprises de payer des cotisations sociales sur les heures supplémentaires, l’Etat les prenant en charge.
La généralisation d’une prime de transport à tous les salariés pour couvrir une partie de leurs frais de déplacement entre le domicile et le travail participerait d’un soutien au pouvoir d’achat. Le gouvernement, sur ce point, n’a pas répondu à l’attente des salariés puisqu’il n’a pas rendu cette prime obligatoire et a renvoyé le sujet à la négociation d’entreprise. Il revient donc aux syndicats de déterminer comment, selon quelles formes et modalités, ils veulent intégrer l’instauration d’une prime transport, lorsqu’elle n’existe pas, en complément de leurs revendications sur les salaires et les autres éléments de rémunération pour relancer le pouvoir d’achat.
Plus que jamais Force Ouvrière veut être le syndicat de la fiche de paie parce que les augmentations de salaires contribuent aussi à la création d’emplois et à l’amélioration des conditions de vie.
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