
La peau de chagrin du repos dominical |
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La loi sur le travail du dimanche a été votée. Cela devient une habitude : l’été est le moment préféré des pouvoirs publics pour porter de mauvais coups aux droits des salariés.
Depuis plusieurs années, FO a été en pointe dans l’action pour préserver le repos dominical. L’envoi de milliers de cartes postales, de lettres aux députés, sénateurs, maires, groupes politiques, d’une lettre ouverte au Président de la République, les distributions de tracts aux clients devant les magasins, les signatures de pétitions et donc l’engagement des syndicats FO avaient entrainé le retrait ou le report de plusieurs propositions de loi.
Malgré cela, malgré les prises de position des associations de consommateurs qui n’étaient pas demanderesses d’ouvertures supplémentaires le dimanche, la loi a finalement été approuvée par le Parlement, donnant ainsi raison aux délinquants qui pratiquaient des ouvertures en violation des dispositions alors en vigueur. C’est une nouvelle étape du prétendu " travailler plus pour gagner plus " après la remise en cause des 35 heures par l’exonération des charges sur les heures supplémentaires et l’extension des contrats de forfait.
La Confédération FO examine la possibilité d’engager des recours juridiques contre cette loi. En attendant, les salariés du commerce mais aussi de nombreux autres services auront à subir les ouvertures qui seront décidées par les entreprises.
Le volontariat sera une illusion. Peut‐on parler de liberté de choix pour un chômeur en fin de droit, un étudiant qui n’a pas de quoi payer ses études lorsqu’on leur propose de travailler le dimanche ?
La négociation collective, là où le rapport de forces le permet, restera le seul outil pour essayer de sauvegarder au mieux les droits des salariés.
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