
Donner toute sa place au CHSCT |
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La succession de suicides chez France Telecom a remis sur le devant de la scène le phénomène du stress au travail.
Il n’est pas étonnant que ceci se produise en période de crise économique : les licenciements et le chômage sont en soi des facteurs de stress. Lorsque les entreprises réduisent les effectifs, cela se traduit très souvent par une charge du travail accrue pour ceux qui restent. Pour diminuer encore plus discrètement la masse salariale, d’autres se contentent de ne pas remplacer ceux qui s’en vont pour différentes raisons : fin de CDD ou d’apprentissage, démission, licenciement pour cause réelle et sérieuse, etc.
Des établissements parviennent ainsi à diminuer leur personnel de soi 10% sans recoure à un plan social. Si en suite, il faut produire la même quantité de biens ou assure la même quantité de produits, il est évident que tous les salariés sont sous la " pression ". L’encadrement n’est pas épargné en se voyant assigner des objectifs irrémédiables.
Affronter le stress dans ses causes et ses conséquences apparaît souvent plus complexe que traiter des factures physiques de pénibilité : agents chimiques, machines dangereuses, poids excessifs, chaleur, humidité, etc. Le stress se manifeste de façons différentes selon les individus et a souvent une combinaison de causes. Mais la lutte contre le stress devient un enjeu majeur pour la perturbation de la santé au travail. Si il n’y a pour cela de solution miracle, il existe par contre un outil essentiel pour agir concrètement : le CHSCT .
Celui-ci n’est pas une institution secondaire de la représentation du personnel. Il a une mission primordiale : améliorer les conditions de travail. Combattre le stress fait partie de ses attributions .Pour être efficace, ils doivent s’entourer d’expert pour mener ses enquêtes et faire des recommandations. En période de crise, lorsque les entreprises veulent produire plus, réaliser plus de bénéfices en réduisant la masse salariale. Il doit être l’outil des salariés pour empêcher le franchissement de la ligne jaune, pour que les conditions de travail ne deviennent pas insupportables au point de pousser des salariées a des situations extrêmes.
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