
" LES SALARIÉS PEUVENT VIVRE DÉCEMMENT ET S’IMPLIQUER "
Pendant plusieurs décennies, les entreprises de l’artisanat et du commerce alimentaire ont souffert d’une image dégradée auprès des salariés et du grand public en raison des conditions de travail qui viraient à l’exploitation des apprentis et des employés. Les secteurs de l’artisanat ont longtemps fait figure de voie garage dans l’orientation des élèves en échec scolaire. La plupart du temps, les apprentis et les jeunes salariés réorientaient rapidement leur carrière professionnelle vers l’industrie après la fin de leur apprentissage, principalement à cause du manque de respect et de reconnaissance de la part du patronat et de la pénibilité du travail.
Depuis quelques années, nous assistons à l’arrivée d’une nouvelle génération d’employeurs qui a pris conscience de l’échec de ces politiques sociales et des difficultés qu’elles entrainaient pour le recrutement et la conservation des savoirs. La qualité du dialogue social s’est nettement améliorée. Le développement de la protection sociale et des salaires a permis de conserver les jeunes salariés en leur ouvrant des perspectives de carrière dans la branche.
Il est désormais possible de réussir dans ces métiers, que ce soit en tant qu’ouvrier reconnu avec les concours de Meilleur ouvrier de France ou de Meilleur apprenti de France, ou bien de devenir cadre ou même chef d’entreprise, notamment en reprenant une entreprise.
Les salariés peuvent vivre décemment et s’impliquer pleinement dans un travail de qualité primordial pour la réalisation de produits artisanaux. La FGTA-FO souhaite continuer dans cette voie et contribuer à l’amélioration de la protection sociale, notamment à travers le développement des régimes de santé, des qualifications, et l’augmentation des salaires, en incluant notamment le versement d’un 13ème mois.
Didier Pieux, secrétaire fédéral en charge du secteur de l'artisanat alimentaire |
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