Débrayages chez Bernard Jean Floc’h pour améliorer le pouvoir d’achat des salariés

Des débrayages ont eu lieu chez Bernard Jean Floc’h sur les sites de Salaison de Baud (fabrication des saucisses et merguez…), Conserverie de Baud (Conserve et verrine de viande), Abattoir Bernard (Abattoir, Découpe, Boyauderie et Expédition) pour réclamer des augmentations de salaires. 

La journée de mardi 22 mai a commencé par un arrêt de travail dès 6 heures du matin à la salaison. La conserverie n’a pas fonctionné de la journée. La découpe et l’abattoir ont connu leurs premiers débrayages à partir de 7 heures, pour un arrêt total de la découpe à 10 heures et 11 heures à l’abattoir. L’expédition s’arrêtant à 3 reprises 1/2 heure le matin avec un arrêt total à partir de 13 heures pour les 3/4 du personnel.

La revendication du personnel porte sur l’augmentation des salaires : la direction décidant d’une hausse de 1,2% au 1er avril 2018 alors que FO demandait 2,3%.

La décision de la direction n’est pas satisfaisante au regard des 3 derniers exercices comptables de l’entreprise, tous supérieurs à 15 millions d’€. Le dernier, achevé le 31 mars, a atteint 19,6 millions d’€. Soit une hausse de 4 millions !

Après les 0,7 % accordés l’année dernière, la situation économique florissante de l’entreprise et la hausse de l’inflation, ainsi que le boom du prix du carburant, les salariés estiment insatisfaisante la hausse décidée par la direction, d’autant qu’elle a refusé toutes les autres revendications : mise en place d’une prime vacances et d’un abondement exceptionnel de 250,00 € net par salarié.

Il faut rajouter à cela un contexte de dégradation constante des conditions de travail sur la partie abattoir avec la mise en place de la robotisation et le recours à la sous-traitance de façon accrue qui dépossèdent les salariés de leur savoir-faire.

Il faut tenir compte également de la suppression de 30 à 40 postes de titulaires en CDI par an. La précarisation se développe au sein d’une entreprise prospère.

A noter, enfin, que si le DRH et 2 directeurs de sites ont accepté de rencontrer des délégations FO et de transmettre les revendications, le PDG se refuse pour l’instant à tout échange ou réouverture du dialogue.

La FGTA-FO apporte tout son soutien à l’équipe FO et aux salariés en grève.

Affaire à suivre.

 

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