Nestlé et Herta : le divorce qui pourrait coûter cher à 1700 salariés

Communiqué de l’intersyndicale

Le 14 février 2019, Nestlé a annoncé son intention de vouloir se séparer d’Herta. Le choix du repreneur ou partenaire nous sera donné fin juillet 2019. Il est apparu nécessaire pour l’intersyndicale d’Herta que des considérations sociales soient intégrées dans la construction du projet et donc dans le choix du repreneur.

Il est impensable que le repreneur ne soit choisi que sur des considérations financières au détriment de l’emploi, de la préservation des sites et du statut social.

Dans ce cadre, et dans une démarche de dialogue constructif prenant en compte tant l’intérêt des salariés que la préservation de l’activité Herta, l’intersyndicale a demandé à Nestlé d’inscrire dans le cahier des charges des engagements sociaux qui devront être conservés par le repreneur.

Par conséquent, l’intersyndicale a demandé l’ouverture d’une discussion, d’une négociation et a transmis une liste de demandes précises et étayées (que vous pourrez trouver en annexe).

A ce jour, Nestlé se contente de temporiser en affirmant que les demandes sont remontées à Vevey et renvoie à une négociation avec le repreneur une fois que celui-ci sera choisi. Or, pour l’intersyndicale, il sera trop tard.

C’est maintenant, en trouvant un accord entre Nestlé et la Représentation du Personnel d’Herta que le statut social des salariés sera garanti.

Il est de la responsabilité sociale de Nestlé de préserver le bien être des salariés affectés par l’incertitude de leur avenir, et de sa responsabilité économique pour éviter une fuite des compétences qui impacterait l’activité Herta et fragiliserait le projet et son futur.

Cette discussion en amont apparait d’autant plus nécessaire que l’intersyndicale est particulièrement inquiète au regard des expériences précédentes de vente ou de cession Nestlé qui se sont terminées en sinistres sociaux (les accessoires Purina, Froneri, Davigel, Galderma…).

Nestlé a su demander à l’intersyndicale de s’inscrire dans une démarche de négociation pour l’Accord Social Groupe (NBE & déménagement sièges), comment peut-elle aujourd’hui nous refuser la réciproque ? Nous avons su nous inscrire dans un dialogue social de réforme lorsque c’était nécessaire, Nestlé doit aussi le faire.

L’intersyndicale s’engage à sécuriser l’opération pour garantir l’avenir d’Herta et de ses salariés.

Malheureusement, nous nous heurtons pour l’instant qu’à un échange stérile avec la Direction Nestlé !

Nous ne devons pas nous laisser vendre au plus offrant, sans garantir les conditions sociales des 1700 salariés, l’emploi en France et l’avenir d’Herta.

Lire le communiqué FGTA-FO_13_06_2019_Nestlé et Herta, le divorce

PARTAGER
Share Button