Prud’hommes : La FGTA-FO dénonce une décision qui banalise l’homophobie dans la coiffure

Le conseil des prud’hommes de Paris avait à juger un litige entre les responsables d’un salon de coiffure et l’un des employés. Ce dernier était depuis un mois en période d’essai quand il a reçu par erreur un SMS le concernant, rédigé par l’une de ses supérieures hiérarchiques : « Je ne garde pas X., je le préviens demain, […] je ne le sens pas ce mec : c’est un PD, ils font tous des coups de putes. » L’employé, qui souhaite garder l’anonymat, saisit les prud’hommes le 20 novembre 2014 afin de faire reconnaître le caractère discriminatoire de la rupture de son contrat.

Le Conseil et ses juges ont retenu le caractère injurieux des propos et condamné l’entreprise à verser 5 000 euros au titre du préjudice moral… mais ont écarté la discrimination ! Pour le conseil, le mot « PD » ne peut être jugé homophobe « car il est reconnu que les salons de coiffure emploient régulièrement des personnes homosexuelles […] sans que cela ne pose de problèmes ».

La FGTA-FO dénonce cette décision scandaleuse qui banalise l’homophobie dans le secteur de la coiffure et apporte tout son soutien au salarié qui a fait appel.

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