Signature de l’accord-cadre européen sur la protection de la santé et la sécurité au travail

Il a fallu de nombreuses années d’efforts et de détermination, mais UNI Europa Hair & Beauty et Coiffure UE ont maintenu le cap et ont été récompensés aujourd’hui. Les partenaires sociaux dans le secteur de la coiffure ont signé l’accord-cadre européen sur la protection de la santé et la sécurité au travail.

Protéger la santé et la sécurité des coiffeurs est crucial. Leurs conditions de travail sont pénibles, ils sont 10 fois plus susceptibles de développer des maladies de la peau et 5 fois plus susceptibles de développer des maladies musculo-squelettiques comme l’arthrite et les tendinites que le travailleur moyen. 20% des coiffeurs développent l’asthme lié au travail et ils sont régulièrement exposés à des produits chimiques que la recherche suggère potentiellement provoquer le cancer.

Non seulement cet accord est bon pour les coiffeurs, mais aussi pour l’ensemble de la société dans la mesure où les coûts supportés par les régimes de sécurité sociale et les systèmes de santé publique seront abaissés. En outre, la promotion des conditions de travail durables dans un secteur principalement féminin avec une forte prévalence de maladies liées au travail et un roulement élevé du personnel en raison des risques de santé au travail, sera un avantage pour les nombreux petits salons de coiffure – et leurs propriétaires.

En dépit de ces multiples avantages, la Commission européenne avait freiné la concrétisation de l’accord depuis 2012, ne laissant à UNI Europa aucun autre choix que de lancer une campagne de fort plaidoyer, en utilisant des méthodes telles qu’une grande campagne d’affichage dans les stations de métro de Bruxelles.

Pour Oliver Roethig, Secrétaire régional d’UNI Europa : « La signature de cet accord est une étape – pour le secteur de la coiffure, mais aussi pour le dialogue social européen dans son ensemble. Après de nombreuses déceptions et de multiples attaques sur leur autonomie et leur légitimité sous la Commission précédente, les partenaires sociaux ont réussi à agir sur leurs droits issus de traités pour initier la législation sociale au niveau européen. Nous avons travaillé à cet accord depuis 2012 – ce qui est un grand succès. »

Et après ?

La signature de l’accord signifie que les partenaires sociaux demandent maintenant officiellement et conjointement que l’accord soit mis en œuvre dans le droit européen. Cela permettrait d’assurer que les coiffeurs à travers l’Europe soient protégés par les mêmes lois et dispositions créant un champ de jeu de niveau.

Avant que le Conseil puisse recevoir l’accord pour leur décision finale, une soi-disante analyse d’impact proportionnée sera effectuée par la Commission.

UNI Europa avec Coiffure UE suivra ces prochaines étapes de près, et maintiendra que l’accord doit être rendu juridiquement contraignant.

Oliver Roethig conclut : « Le mouvement syndical européen est uni et considère que la mise en œuvre juridique de l’accord de coiffure est un test non seulement pour la Commission, mais aussi pour les États membres sur leur engagement pour le dialogue social et l’Europe sociale. »

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