Elections 2019 aux chambres d’agriculture, élisez des salariés qui vous représentent

Du 14 au 31 janvier 2019, les salariés du monde agricole sont appelés à élire pour six ans leurs représentants au sein des chambres d’agriculture. Les candidats Force Ouvrière portent leurs revendications.

Les salariés sont répartis en deux collèges 

Le collège des salariés de la production agricole (3 A) :

  • Salariés des exploitations de culture et d’élevage de quelque nature qu’elles soient
  • Salariés des exploitations de dressage, d’entraînement et haras
  • Salariés des établissements de travaux agricoles (ETAR), moissons, ensilage, débroussaillage, travaux de récoltes
  • Salariés des établissements horticoles, paysagistes, maraîchages, pépiniéristes, entretien d’espaces verts
  • Salariés des structures d’accueil touristique situées sur une exploitation agricole
  • Salariés d’une ferme expérimentale dans un lycée agricole par exemple
  • Salariés des entreprises de travaux forestiers (abattage, sciage, reboisement, sylviculture…)
  • Salariés de l’Office National des Forêts
  • Salariés des établissements de conchyliculture et de pisciculture s’ils sont rattachés à régime de protection sociale agricole (MSA)
  • Les gardes-chasse, gardes-pêche, gardes forestiers
  • Les jardiniers, jardiniers garde de propriété
  • Des groupements d’employeurs et service de remplacement
  • Salariés de l’accouvage
  • Salariés des fédérations départementales de chasse

Le collège des salariés des groupements professionnels agricoles (3 B) :

  • Salariés de la MSA
  • Salariés des coopératives agricoles
  • Salariés de Groupama
  • Salariés du crédit Agricole
  • Salariés de l’enseignement privé agricole
  • Salariés des CERFRANCE
  • Salariés des contrôles laitiers
  • Salariés des chambres d’agriculture

L’importance de ces scrutins

 

C’est une élection qui concerne 2.5 millions d’électeurs, ce qui en fait la plus grande élection dans le secteur privée. Elle consiste à renouveler les représentants des 99 chambres d’agriculture en France qui se regroupent ensuite en 12 chambres régionales. Les présidents de ces 12 chambres forment alors l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture, interlocuteur privilégié des pouvoirs publics pour les questions agricoles.

D’autre part, le secteur connaît une profonde mutation : une hausse importante du salariat en lieu et place du travail familial, une faible qualification et une pénurie croissante de main d’œuvre.

Le caractère souvent saisonnier de ce salariat, voire précaire, faiblement rémunéré est un terreau de revendications. Néanmoins, isolés et peu informés, ces salariés ne connaissent pas leurs droits et sont peu représentés.

Cette élection est aussi un enjeu pour la mesure de la représentativité nationale des syndicats. L’objectif est donc de voter et de faire voter FO pour donner plus de poids aux revendications portées. Le nombre de listes déposées cette année est en augmentation par rapport à 2013, dernière élection en date dans les chambres d’agriculture. Il ne reste plus qu’à transformer cet essai prometteur.

Les combats à mener

 

Comme dans les autres branches, FO défend dans le secteur agricole la hausse des salaires, l’amélioration constante des conditions de travail, l’égalité professionnelle homme-femme.

Néanmoins, certaines revendications sont spécifiques aux métiers agricoles comme la prise en charge du temps de déplacement et de chargement/déchargement, la pénibilité de certaines tâches, une réglementation harmonisée pour éviter le travail détaché, un engagement dans le développement des productions locales…

De même dans le domaine de l’enseignement et de la formation professionnelle, FO défend une formation de proximité qui permette à chaque une véritable évolution, tout en faisant la part belle à l’ancienneté et les savoir-faire acquis.

FO se bat aussi pour permettre aux salariés du monde agricole d’améliorer leur couverture sociale et de percevoir une retraite juste grâce à la mise en place d’une retraite supplémentaire.

FO s’engage aussi pour l’avenir en soutenant la mise en place de solutions innovantes comme l’agriculture bio ou raisonnée.

Enfin, FO négocie la nouvelle convention collective nationale pour une grille de salaire plus claire qui permette une meilleure progression pour chaque salarié.

FO a déjà permis à ces salariés de bénéficier de la « carte campagne » qui donne accès aux mêmes avantages que ceux ouverts via les CE et d’accords sur le logement (prêts préférentiels pour l’accession ou des travaux, aides à la caution…).

FO continue chaque jour à vous défendre et vous permettre d’acquérir de nouveaux droits. Faire confiance et voter FO, c’est soutenir ceux qui vous soutiennent.

Les revendications portées par Force Ouvrière

 

FO revendique avant tout sa liberté et son indépendance pour faire remonter en toute transparence les revendications et les intérêts de chaque salarié.

FO se bat d’abord pour que les droits acquis, comme le 13e mois ou l’ancienneté, ne soient pas remis en cause par la nouvelle convention collective nationale et le rapprochement des branches.

FO s’engage jour après jour pour que chacun bénéficie des meilleures garanties et conditions de travail : des résultats ont été obtenus concernant la restauration et l’hygiène sur les chantiers à l’Office national des forêts ou la mise en place d’actions de prévention, comme l’usage de drones pour l’épandage de produits phytosanitaires.

Article du journal de la Confédération Force Ouvrière

Dernière ligne droite avant les élections aux chambres d’agriculture

Les salariés de la production agricole et des groupements professionnels agricoles sont appelés à voter pour leurs représentants dès la réception du matériel électoral et jusqu’au 31 janvier 2019. La Fédération Force Ouvrière de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire (FGTA-FO) a déposé des listes et est mobilisée pour faire voter dans un secteur où les salariés connaissent très peu leurs droits.

C’est une élection qui concerne 2,5 millions d’électeurs dont 316 000 salariés des exploitations agricoles et 320 000 salariés des groupements professionnels agricoles. Fin janvier, ces électeurs renouvelleront les élus des quatre-vingt-neuf chambres départementales d’agriculture (84 en métropole et 5 en outre-mer). Ces chambres éliront à leur tour les membres des douze chambres régionales. Puis les présidents de toutes ces chambres siégeront à l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA). Le scrutin est d’autant plus important que ces chambres sont l’interlocuteur privilégié des pouvoirs publics pour les questions liées au monde agricole, rural et forestier. Autre enjeu essentiel pour la FGTA-FO : les résultats du collège 3A, celui des salariés des exploitations agricoles, seront pris en compte dans la mesure de la représentativité nationale des syndicats.

Les salariés sont la partie invisible de l’agriculture, regrette Éric Passetemps. Ce salarié d’un élevage de porcs dans le Morbihan figure sur la liste déposée par la FGTA-FO dans le département breton. Selon lui, cette non-reconnaissance des salariés engendre un non-intérêt pour le métier de technicien agricole. Du coup il y a une pénurie permanente de main-d’œuvre, et ce, dans tous les corps de métiers. Avec 35 heures réelles de travail, des récupérations s’il travaille le week-end et des congés qu’il peut poser l’été, Éric Passetemps considère qu’il bénéficie de bonnes conditions de travail. Mais il admet volontiers que ce n’est pas le cas de nombreux salariés agricoles.

Depuis une cinquantaine d’années, l’agriculture est en profonde mutation. Fait notable : les salariés y sont de plus en plus nombreux et se substituent progressivement au travail familial. Surtout d’exécution, les emplois y étant faiblement qualifiés. D’où les enjeux importants de la formation professionnelle et de l’apprentissage mis en avant par la FGTA.

Emplois faiblement rémunérés Le secteur est par ailleurs caractérisé par un grand volume d’emplois saisonniers, et plus généralement de contrats à durée déterminée (CDD) faiblement rémunérés. Sur les 21 millions de contrats de travail actifs en 2016, la part des CDI ne représente que 29 %. Quant aux rémunérations, elles sont faibles et ne dépassent guère les 1 500 euros pour de très nombreux salariés. Dans le secteur de la production, indique une étude de la Mutuelle sociale agricole (MSA), la majeure partie de la masse salariale provient des emplois rémunérés à un niveau inférieur ou égal à 1,3 Smic, ce qui rend son évolution fortement liée à celle du Smic.

Même si les exploitations ont tendance à s’agrandir, elles demeurent majoritairement de très petite taille, n’employant que deux à trois salariés au maximum. Comme dans les TPE, le syndicalisme y est assez dévalorisé et l’éparpillement des ouvriers agricoles sur le territoire constitue un obstacle à la syndicalisation et à la transmission de l’information. La plupart des salariés ne connaissent pas leurs droits, notamment en matière de santé et de prévoyance, déplore Régis Kieffer, qui figure dans la liste FGTA-FO déposée en Île-de-France. Salarié d’une exploitation laitière, il se présente pour la première fois. Nous, les salariés agricoles, nous sommes sous-représentés dans les commissions des chambres d’agriculture. Il faut qu’elles sachent ce qu’on vit dans les exploitations. Parmi ses inquiétudes, les effets du regroupement des branches en conventions collectives nationales. Il fait partie des nombreux candidats FGTA-FO à lancer l’alerte : Avec la fusion, de nombreux acquis des conventions collectives régionales risquent de disparaître.

Voter et faire voter FO

En Charente-Maritime, les discussions au sein de la commission mixte de la chambre d’agriculture vont bon train, notamment sur les conventions collectives, les augmentations de salaire et le choix des mutuelles. Cela se passe bien, il y a beaucoup de dialogue, remarque Olivier Laroche, élu FO et salarié dans une coopérative de stockage de fruits. Même si on souhaiterait plus de reconnaissance salariale que ce qu’il y a aujourd’hui. Si Olivier Laroche met la protection des salariés au centre de ses préoccupations, d’autres sujets plus techniques le tiennent en haleine. Celui de la gestion de l’eau par exemple. Nous avons dû affronter plusieurs périodes de sécheresse et en arboriculture, par exemple, nous passons de plus en plus à un arrosage raisonné, bien moins consommateur d’eau. On change de pratiques également en matière de traitements phytosanitaires. Il y en a de moins en moins.

Pour l’heure, l’une des priorités pour ces élections est de voter et faire voter. En 2013, FO n’avait pu déposer des listes que dans la moitié des départements, ce qui explique le score de 9,82 % pour le collège 3A et de 11,87 % pour le 3B. À l’heure où nous écrivons cet article la date limite de dépôt des listes n’est pas encore dépassée, mais la FGTA en a déjà dénombré  20 % de plus qu’en 2013. Une fois élus, nous représentons tous les salariés, quelle que soit la filière dans laquelle nous travaillons, expliquait en mars dernier Sylvain Vernier, salarié de l’ONF. Des élus qui ont pour mission de faire remonter les revendications et de défendre les intérêts de leurs collègues. Une mission d’autant plus nécessaire dans le contexte actuel de crise.

Dossier de presse FO Elections chambres d’agriculture 2019

Profession de foi chambre d'agriculture Collège 3A Profession de foi chambre d'agriculture Collège 3A Profession de foi chambre d'agriculture Collège 3b Profession de foi chambre d'agriculture Collège 3B

Précédent

Suivant

Aliquam libero adipiscing et, accumsan massa ante. mattis ipsum lectus
Share This