Labeyrie : la Direction donne l’aumône aux salariés et envenime le conflit

En grève depuis la mi-octobre, les salariés du groupe Labeyrie (fabricant de foie gras, saumon fumé, etc.) ont décidé de poursuivre le mouvement après que la Direction a pris une décision unilatérale sur les salaires ce 28 octobre. Les salariés sont massivement mobilisés avec le soutien de la FGTA-FO, notamment sur les sites de St Geours et de Came.

Malgré de longues négociations, la Direction avait proposé ce 27 octobre les points suivants :

  • Prime PEPA de 100 à 150 euros sous conditions de revenu
  • 1% d’augmentation de salaires pour le coefficient 145
  • 2,25% d’augmentation de salaire pour les coefficients 155 à 265
  • Versement avancé des primes
  • 4 à 8% d’augmentation pour les cadres !

FO, qui revendique principalement de vraies hausses de salaires compte tenu des excellents résultats du groupe (100 millions de bénéfices en 2020), de l’engagement des salariés pendant la pandémie, et de l’inflation record qui frappe de plein fouet le pouvoir d’achat des salariés, n’a pas signé cette proposition.

Le point de blocage dénoncé par FO était le souhait de la Direction de ne pas négocier de nouveau les salaires en cas d’augmentation signée au niveau de la branche professionnelle (ADEPALE) pour 2022. Ainsi, Labeyrie ne payerait que la différence avec l’ADEPALE, soit des hausses de salaires minimes voir nulles pour certains niveaux.

Une décision unilatérale qui envenime le conflit

A la suite de la non-signature de l’accord, la Direction a fait savoir ce 28 octobre qu’elle arrêtait les négociations et prenait une décision unilatérale sur les salaires : 2,25% d’augmentation en janvier 2022 en moyenne (+ augmentation des cadres) sans nouvelle augmentation en cas de hausse du SMIC ou d’accord de branche…

Pour Didier Pieux, secrétaire fédéral : « Ce n’est pas une augmentation mais un acompte pour un mois. FO continuera de négocier malgré les tentatives de division de la Direction. »

Pour la FGTA-FO, l’ADEPALE a été créée pour donner un socle social à tous les salariés des entreprises où le dialogue social n’existe pas. Ce socle ne doit pas être la référence pour un grand groupe tel que Labeyrie. Les salariés l’ont bien compris et poursuivront donc la grève jusqu’à satisfaction des revendications FO :

  • Augmentation de salaire de 5%
  • Prise en charge des jours de grève

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