Nouvelles technologies : anticiper et accompagner un changement radical (Vidéo)

affichenouvelles technologiesNos connaissances technologiques actuelles ne représentent qu’1% de celles que nous aurons en 2050. Dans la vie privée, professionnelle, dans les entreprises, et dans les branches professionnelles, des changements radicaux vont s’opérer et remettre en cause notre modèle de société, notre modèle social, et par extension redéfinir l’action syndicale.

C’est dans cette perspective que la FGTA-FO a souhaité organiser une matinée d’information le 21 juin 2016 intitulée Nouvelles technologies : quelles conséquences sociales ? Dans son introduction, le Secrétaire général Dejan Terglav a insisté : tous les secteurs professionnels sont concernés !

Premier invité, présenté par son robot Nao (pas de négociations ici), le professeur Alain Goudey (http://alain.goudey.eu/) a fait un tour d’horizon de l’étendue des changements qui pourraient advenir dans un futur proche. Si certaines annonces comme la vie éternelle ou le transfert de son cerveau dans le corps d’un robot peuvent paraître surprenantes, le conférencier a tenu à rappeler combien les technologies actuelles ont dépassé les prévisions les plus optimistes.

La salle comble (250 personnes !) est restée muette quand le chercheur a annoncé que 45 à 70% des métiers sont automatisables ou le seront prochainement. Combien d’emplois seront détruits, combien seront créés ? Nul ne semble le savoir.

Pour Alain Goudey, s’il est difficile d’avoir une vision, il est essentiel de le faire pour prendre dès maintenant les bonnes options. Face à la menace d’une hausse structurelle du chômage, ce sont les choix de société, et les comportements individuels et collectifs qui vont définir l’avenir. Le problème, ce n’est pas les nouvelles technologies, c’est ce que l’on en fait. L’exemple des caisses automatiques dans la grande distribution est assez parlant. On peut remplacer toutes les caissières mais on ne le fait pas car le gain de temps n’est finalement pas au rendez-vous et beaucoup de personnes préfèrent avoir affaire à une caissière.

Alain Goudey a invité l’ensemble des participants à capitaliser sur l’humain et à bâtir des alternatives aux business-models décriés tels qu’Uber ou Amazon s’ils souhaitent accompagner positivement cette révolution numérique.

A la suite de cet exposé remarquable, deux tables rondes animées par Hugues Marsault, expert-comptable, se sont tenues :« Emploi, formation et social : Quel avenir dans les branches ? » et « Emploi, formation et social : Quel avenir dans les entreprises ? ».

Y ont participé Marie-Béatrice Levaux :  Présidente de la Fédération des Particuliers Employeurs de France (FEPEM), Anne Mercier :  Vice-présidente de la Commission nationale emploi de la Fédération Nationale des Exploitants Agricoles (FNSEA), Thierry Gregoire : Président des Saisonniers de l’Union des Métiers et des Industries de l’hôtellerie (UMIH), et David Giovannuzzi : Directeur des Accords Collectifs AG2R La Mondiale, pour la première, puis Isabelle Calvez : Directrice des ressources humaines Carrefour France, James Gisbert : Conseiller en ingénierie sociale, Dominique Riera : Avocat en droit social, et Charles de Froment, Directeur conseil chez Taddeo, pour la seconde.

Tous ont souligné le caractère inéluctable des transformations à venir, notamment pour les emplois pénibles, mais ont souligné l’importance de la relation humaine et le caractère complémentaire des nouvelles technologies avec les formes d’activités actuelles.

En conclusion de cette matinée qui a rencontré un franc succès chez les adhérents, Dejan a insisté pour que chacun réfléchisse aux moyens d’accompagner la révolution technologique en cours pour défendre les salariés, l’emploi, et permettre au syndicalisme de perdurer.

 

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