Les mauvaises surprises de la fusion Agirc-Arrco

Le régime de retraite des cadres, baptisé Agirc, et celui des non-cadres, l’Arrco, ne font plus qu’un depuis le 1er janvier. Une fusion rendue nécessaire par le déficit de l’Agirc et qui se traduit par des changements d’importance : hausse des cotisations et bonus-malus pour inciter à travailler plus longtemps.

Retraites complémentaires : ce qui va change en 2019
Retraites complémentaires : ce qui va change en 2019 © AFP / Philippe HUGUEN

Les mesures qui entrent en vigueur ce mardi 1er janvier ont, en fait, été adoptées par les partenaires sociaux en octobre 2015 pour renflouer les caisses des retraites complémentaires : l’Arrco, à laquelle cotisent 18,2 millions de salariés (dont les cadres), et l’Agirc, qui compte 4,2 millions de cotisants, tous cadres.

Premier changement : la cotisation

Elle augmente pour tous les salariés, avec un effort plus important demandé aux plus hauts salaires. L’Agirc-Arrco donne l’exemple d’un non cadre gagnant 2 200 euros mensuel.  Il devra cotiser 2 euros de plus par mois (6 euros pour son employeur).
Pour le cadre payé 4 700 euros l’augmentation sera nettement plus conséquente de près de 20 euros (30 pour l’employeur).

Deuxième changement : le bonus-malus

C’est l’autre nouveauté du dispositif et elle ne passera pas inaperçue, car tout est fait pour vous inciter à travailler plus longtemps.
Si vous êtes nés en 1957 ou après, même si vous avez 62 ans, même si disposez de toutes vos annuités, même si vous êtes “carrière longue”, vous ne pourrez pas toucher votre retraite complémentaire en entier si vous vous arrêtez à 62 ans. Un malus est mis en place qui diminuera votre pensions de 10 % pendant trois ans ! C’est le malus.

Si vous partez à 63 ans, vous toucherez votre retraite complémentaire normale.

Le bonus sera pour ceux qui acceptent de continuer à travailler jusqu’à 65 ans. Un petit bonus, puisqu’il consiste en un versement supplémentaire de 10%, mais durant un an seulement. Bonus porté à 20% si vous travaillez jusqu’à 66 ans, et à 30% pour une pension demandée à 67 ans.

Troisième changement : la pension de réversion

Agirc et Arrco n’avaient pas prévu le même âge pour les pensions de réversion. C’est le mieux disant qui a été choisi pour ce nouveau régime unifié et désormais les pensions de réversion seront versées à partir de 55 ans.

Source : France inter

Précédent

Suivant

elementum leo Praesent ut justo leo.
Share This