Le droit à l’assurance-chômage : une reforme qui accentue la misère et qui stigmatise les salariés précaires

Il faudra désormais travailler plus longtemps, et sur une période de référence plus courte, pour ouvrir ses droits à l’indemnisation chômage.

En effet, il faudra avoir travaillé au minimum 6 mois sur les 24 derniers mois au lieu des 4 mois sur les 28 derniers mois auparavant pour y prétendre. De plus, le seuil de rechargement des droits passe de 1 à 6 mois.

Avec ces nouvelles règles, un grand nombre de saisonniers risquent tout simplement de ne plus toucher le chômage et ces salariés devront donc, s’ils remplissent les conditions, se reporter sur le revenu de solidarité active (RSA) pour avoir un minimum de revenus.

Cette précarisation est aggravée par la refonte du calcul du salaire journalier de référence dont dépend le montant de l’allocation chômage.

La FGTA-FO, qui couvre le secteur des Hôtels, Cafés et Restaurants représentant à lui seul près de la moitié des contrats saisonniers en France, s’oppose avec force à cette réforme et demande au Gouvernement d’ouvrir de réelles négociations avec les partenaires sociaux.

La FGTA-FO soutient la mobilisation des salariés saisonniers et appelle ses adhérents à participer aux rassemblements annoncés devant les préfectures, le 24 février 2020.

Dejan Terglav, secrétaire général

Nabil Azzouz, secrétaire fédéral

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